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20 juil. #secretsdhistoire #fr2 «Secrets d'Histoire - Moulay Ismaïl: le Roi-Soleil des mille et une nuits» - Saison 11 Episode 04, Diffusé le Jeudi Découvrez un royaume méconnu, celui du Maroc du XVIIIe siècle, et l´histoire du sultan Moulay Ismaïl, fondateur du Maroc moderne et dont l´actuel roi. 20 juil. Stéphane Bern plonge dans l'histoire du sultan Moulay Ismaïl, fondateur du Maroc moderne, dont le règne peut être comparé à ceux de Louis.

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Le troisième fils de Moulay Chérif, Moulay Ismaïl prend alors le pouvoir et le. L'histoire du Maroc, pour une bonne part, semble avoir été écrite à cheval.. Cet article est une ébauche concernant l'histoire. Bio Attitude Un nettoyant lessive et assouplissant fait maison. Merci d'avoir partagé cet article avec vos amis.

19 juil. Tel le Roi-Soleil, le sultan Moulay Ismaïl ne fit rien dans la demi-mesure. Mais qui était-il vraiment? Plongée dans l'âge d'or du Maroc avec son. Télécharger la version PDF Bern Dans ce nouveau numéro de Secrets d' Histoire, Stéphane Bern nous emmène à la découverte En revenant sur les traces du célèbre sultan Moulay Ismaïl, fondateur du Maroc moderne et. 20 juil. Stéphane Bern consacre un Secrets d'Histoire au sultan Moulay Ismaïl, fondateur du Maroc moderne, dont le règne peut être comparé à ceux.

Bientôt le blog du livre, et des photos, des repères, Expédition par tout dans le monde. C'est l' histoire de la lutte entre deux hommes pour récupérer la fille d'une femme d'abord répudiée puis morte pour avoir voulu rester libre. Bourlem Guerdjou nous Documentaire "Les hirondelles d'Agadir" sur France 2 alors, je n'aurai pas de camping-car, mais je louerai quelque par t au soleil pour profiter à la mesure de mes forces restantes du temps qu'il Lofti Akalay écrivain Documentaire France O Merzouga grave dans tout le Maroc mais dont les touristes sont loin d être les seuls responsables.

Pour tous ceux qui voyagent comme nous depuis de nombreuses J'irai dormir chez vous au Maroc émission de Antoine Maximy L'accueil et la solidarité des gens du Maghreb ne sont plus à prouver, mais perso je trouve ce type puant et Maroc à la une du magazine "Géo" du mois d'avril Dominique Merci de faire passer l'info Même si j'ai déjà 1 stock de revues sur le Maroc , je Je vois déja la différence ds la médina de Marrakech, j'y retourne au Maroc pour la 6 ème fois, et en Film: "Zaïna cavalière de l'Atlas" Un agréable plaisir cinématographique avant de par tir au Maroc J aimerai bien aussi savoir une idéee sur l atlas, et sa se trouve Puisque c'est gratos, pourquoi s'en priver?

Et c'est par ti pour le téléchargement Je l'ai vu ce film, c'est vrai qu'il France5: film-documentaire "Sud Marocain" par tir avec un estafette seule avec toujours les mêmes ados 2 ans de suite 4 semaines , dans des coins improbables du Maroc Oui sauf que moi ce n est pas de la reticence a J ai par couru deux fois Asni: "Sur le chemin de l'école" Carlito en Patagonie qui va à l'école à cheval, Samuel en Inde qui fait la route en fauteuil roulant poussé et trainé par deux autres copains, Et pour le Maroc vous aurez par la même occasion de belle images de l'Atlas.

Ce documentaire, fait exceptionnel, est sorti dans les grandes Son armée sera sa seule idée politique, son unique préoccupation. Et le pays ne peut ni ne veut évidemment pas lui fournir assez d'hommes. Il va importer! Une armée permanente pour une guerre permanente faite aux Marocains.

Moulay Ismail achète donc des esclaves noirs importés de l'Afrique noire. Il en achètera pendant tout son règne. Il aura ainsi une armée d'esclaves noirs de Louis XIV son contemporain qui aura tant fait la guerre et dévasté des villes allemandes, ruinant Heidelberg, par exemple, et le Palatinat, n'a que de "petites" armées de Il en faut quatre fois plus à Moulay Ismail pour occuper et tenir le Maroc qui se couvre de casernes et non plus d'écoles ou de mosquées.

Moulay Ismail a été un grand bâtisseur, c'est vrai, mais un grand bâtisseur de Qasba- prisons-casernes - perceptions. Il et aussi le premier à avoir fait de l'élevage d'hommes esclaves pour fournir ses compagnies de prédateurs.

Le système est simple. Les petites filles noires sont esclaves dans les palais où elles reçoivent "une éducation ménagère" sic. Les petits garçons noirs s'amusent jusqu'à dix ans. A cet âge, ils commencent en fait le service, par la conduite de bêtes de somme.

Plus tard, ils font le maçon sur les innombrables chantiers du sultan mégalomane. A 14 ans, ils touchent leur premier cheval qu'ils montent à cru. Puis ils apprennent à tirer à pied et à cheval. A 18 ans, ils sont versés dans l'active. Le soldat esclave qui n'a pas connu d'autre univers, robot soigneusement remonté, est mûr pour se faire tuer et pour tuer. Il est mûr aussi pour se marier: avec son paquetage, il reçoit, comme on touche une prime, une petite esclave devenue ménagère accomplie, avec ordre de faire le plus possible de petits soldats qui ne coûteront plus rien au sultan.

Cela ne suffisait pas à Moulay Ismail. Le protectorat va opposer, deux cents ans plus tard, les Berbères aux Arabes. Lui va opposer les Arabes aux Berbères: les successeurs de Lyautey n'auront qu'à lire l'histoire du Maroc pour savoir comment diviser un pays pour régner, en jeter les forces vives le unes contre les autres.

Pour achever de quadriller le Maroc, ses Mais comme ces seigneurs de la guerre ne peuvent évidemment les cultiver eux-mêmes, qu'ils n'en ont pas le temps et que ce n'est pas digne d'eux, ils emploient des métayers, le plus souvent payés au cinquième des récoltes et des troupeaux. L'esclavage sous toute ses formes.

Des esclaves blancs en fait et désarmés ceux-là. L'esclavage sous toute ses formes, déguisé ou non, est - et a toujours été - le piler du régime "alaouite" au Maroc. Encore aujourd'hui la monarchie réclame des sujets et non des citoyens. Pour diviser et dominer sur ses sujets Ismail les dénature davantage et les déracine, en les parachutant dans des régions où ils n'avaient aucune attache. Le despote sait que l'enracinement est un facteur d'union nationale qui peut se retourner contre sa tyrannie.

Une moitié des Oudaya surveilla Fèz, l'autre moitié surveilla Meknès. Les chebanats du Haouz, qui avaient résisté à son frère Moulay Rachid qui avait exterminé ses chefs , furent envoyés à kms de chez eux, pour surveiller les tribus berbères des Beni Snassen que Moulay Rachid avait dévalisées cf.

Et surtout il installa les tribus "guich" dans le Tadla, sur les ruines de la Zaouia de Dila, pour surveiller " la puissante forteresse berbère du Moyen Atlas et du Haut Atlas Occidental ".

Ismaël allait déclencher une guerre civile de 24 ans qui durera en fait jusqu'à ce que les forces françaises réduisent les derniers villages libres en ! Les montagnards n'accepteront jamais la présence alaouite, et ils ont les moyens de se défendre. Ils n'accepteront jamais l'établissement d'un système "monarchique" tout à fait étranger et contraire à l'esprit de l'Islam.

Les Alaouites constamment repoussés useront de leurs malheureuses troupes fourvoyées dans une sale guerre en les envoyant " à l'assaut du ciel " pour tenter d'affirmer leur pouvoir personnel autocratique et illégitime.

La confédération des petites républiques islamique s de la montagne, puissamment motivées, pliera parfois un temps, mais ne rompra jamais. Seule l'obstination tyrannique du palais provoquera une situation d'anarchie "légale" et "organisée" dans une société normalement en équilibre et qui vivait heureuse. Anarchie créée par le pouvoir "Alaouite" qui entravera le développement harmonieux d'une nation, préparera le lit aux envahisseurs étrangers et dont seul le protectorat tirera bénéfice.

Là encore, il est impossible de citer toutes les opérations. Elles sont malheureusement identiques.

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Les armées alaouites tombent sur notre pays comme un vol de sauterelles, à cette différence près que ces acridiens s'attaquent aux hommes. En Moulay Ismail qui a franchi l'Atlas se fait éparpiller dans le Todghra, les gorges somptueuses de l'Oued deviendront son Roncevaux.

Les restes de son armée sont emportés dan une tempête de neige en repassant l'Atlas au col de Telouet. Il s'en sort de justesse et son descendant Moulay Hassan Ier, qui aura tout oublié et rien appris, subira le même revers, au même endroit, deux siècle plus tard.

Mais faire mourir des dizaines de milliers d'hommes ne compte pas pour lui: il a ses centres de remonte, ses haras humains dont il lancera les produits dans une nouvelle aventure sanglante. Son descendant, Hassan II vante dans son "Défi" ses succès contre l'étranger. Mais Tanger a été abandonné par les Anglais qui lui préféreront la position supérieurement stratégique de Gibraltar. Moulay Ismaël n'a donc conquis qu'une place vide!

Et dans ses rapports vrais avec Louis XIV - pas ceux folkloriques de son mariage projeté avec une princesse de Conti! Il arrêta même la guerre maritime - la fameuse course que les étrangers savaient fort bien utiliser à leur profit - et n'a pas su obliger Louis XIV à un échange général des prisonniers.

Contrairement à l'image trop répandue des vilains barbaresques détroussant les navires chrétiens, il y avait beaucoup plus de Marocains prisonniers du roi de France et qui permettaient aux galères de Colbert de naviguer, que de Français dans les geôles de Moulay Ismail quelques dizaines seulement , Moulay Ismail se contenta d'un échange de un contre un qui avantageait outrageusement le "Roi-Soleil".

Avec un "Alaouite", il faut parler gros sou. Les Espagnols s'y prendront beaucoup mieux. Ils enverront un franciscain, le bon frère Diego, lequel, bien appartenant à un ordre mendiant, arrive avec des cadeaux pleins le froc. Le frère Diago parle très bien l'arabe, amuse le sultan, le comble de cadeaux.

A chaque présent, il reçoit en échange un ou deux prisonniers espagnols. En 35 ans Diego recevra 60 prisonniers. Pas question de réciprocité pour les Marocains prisonniers des Espagnols: des nationaux, Moulay se moque bien! Il a ses belles pendules en or, ses broquarts éclatants, ses armes enrichies de pierres précieuses et même des services à thé.

Le "grand" homme de la famille meurt de sa belle mort, comme la plupart des tyrans: "sa mort est le signal immédiat de l'anarchie… Le Maroc est secoué par la plus grave crise de son histoire. Toute la tyrannie du règne de Moulay Ismail aboutit en fait - après des dizaines de milliers de victimes - à la plus monstrueuse et à la plus sanglante des pagailles, uniquement à cause de la nature du pouvoir alaouite. Pour mettre le pays à genoux il a passé son règne à inventer une armée d'occupation constituée d'esclaves noirs étrangers et de petits féodaux.

Et ce, pour rétablir un ordre qui n'est troublé du reste que par sa présence! Et cette armée chargée de maintenir un Etat-personnel et un pouvoir strictement personnel contre la nation va se retourner, enfin de compte, à la fois contre l'État "alaouite" et contre la Nation marocaine.

Les horreurs des empereurs romains de la décadence ne sont que jeux de patronage à côté des cruautés dont les fils et descendants de Moulay Ismail dont voici, ci-dessous les portraits par ordre de succession soutenus par leurs mercenaires étrangers, vont se rendre coupables.

La mère de Moulay Abdelaziz était circassienne d'origine juive. Elle avait été achetée chez un spécialiste de Constantinople, avec trois autres filles toutes aussi circassiennes , pour un prix global de cent mille francs or. Ni nom, ni date, ni fait. Je règne, donc je mens. Laissons un observateur étranger le décrire. Un horrible personnage, bouffi de graisse, avec un ventre ballonné, un goinfre, brutal et sadique.

Comme il était de basse extraction, il voulait tout ce qu'il y a de plus beau, les bijoux, l'or, les palais Et ne croyez pas qu'il ait simplement laissé faire.

Il discutait avec les architectes, un peu à coup de bâton, il leur imposait ses idées, et finalement celles d'un Français qui est le véritable inspirateur du palais. Je l'ai connu, c'est le capitaine Erkmann, qui avait gagné les bonnes grâces du nègre et de son principal architecte El Mekki. Pour gouverner contre leurs sujets, les alaouites ont toujours fait appel à des esclaves ou à des renégats qui leur devaient tout. Ce qui avait grandement simplifié dans un premier temps les problèmes de succession.

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On ne les revit jamais. Le premier ministre tout neuf ne dormait jamais deux fois de suite dans le même lit pour échapper aux inévitables assassins. Le système ultra corrompu marcha fort "bien" pendant des années. Puis Si Saïd mourut de mort naturelle, supposa-t-on, tout en sachant très bien que personne ne goûtait ses plats à lui. Son frère le suivit dans la tombe au bout de quelques semaines.

Sa mort, le 13 mai , marqua vraiment le commencement de la fin. Le vieux ministre avait parfois réussi à faire rentrer des impôts.

On les oubliait. Enfin il régnait en maître au bout de sa chambre, un beau cadeau pour ses vingt-deux ans. Le palais de son frère Dar Si Sahid , a été édifié tout près de la Bahia dans les mêmes conditions. Tout était en ordre. On pressurait le peuple, oui, mais on gardait toujours un petit fond de caisse. La dynastie a infligé au Maroc une belle série de coquins criminels et incapables.

Des bicyclettes, des canaux à moteur, des pianos à queue, des appareils photos. Il en acheta même une bicyclettes en or massif La seule innovation politique d'Abdelaziz, entre deux séjours à la nursery sera la création du "tertib" , un nouvel impôt qui sera parfaitement exploité par le "Protectorat" pour avantager les colons européens au détriment des Marocains.

Ce qui devait arriver arriva. Il fallut le ramener à son hôtel, écumant, prononçant des propos incohérents. Autrement dit, son intelligence était fort limitée. Discret, dévoué, mais imprudent. Moussa amassa une énorme fortune en organisant les plaisirs du souverain.

Rien n'a changé depuis Guédira a bien été le camarade de classe de Hassan II, et ceux qui vraiment gouvernent le Maroc d'aujourd'hui sont les juifs et les camarades de classe de l'enfant alaouite gâté Mohamed VI! Le pays était pauvre, mais le sultan était riche. Monnaies rares qui provenaient toutes de cadeaux offerts par les pachas les gouverneurs et les caïds, obligés de verser leur obole pendant les fêtes religieuses, pour les anniversaires, les mariages ou les naissances du Palais.

Au suivant! Hassan Ier laissa soixante millions de francs or à son fils — plusieurs dizaines de milliards de centimes. Il ne savait pas gérer le pays. Il savait faire des affaires…. Les alaouites attribuent une grande importance à leur origine pour donner, à leur pouvoir usurpé et illégitime, une légitimité de l'héritage familiale du pouvoir.

Mais Hassan II, et tous les stupides menteurs de la propagande alaouite, ne pourront faire croire à personne que les sultans alaouites ont eu des grands-pères maternels marocains, arabes ou musulmans: brodeurs de babouches à Tétouan, fellahs dans le Moyen Atlas ou caravaniers! Puisque, avec les sultans alaouites, on ne peut jamais être sure de qui sont réellement les vrais pères, l'on peut - au moins - savoir avec une relative certitude qui en sont les mères. Selon la tradition des juifs - auxquels les alaouites sont très liés - l'identité ethnique se transmet par la mère.

La mère de Moulay Yazid , ce sultan du 18 ème siècle, qui a été bandit de grand chemin, avant de monter quelques mois sur le trône, était une irlandaise. Sidi Mohammed ben Abdallah avait une grand mère anglaise , décidément!

Et une de ses favorites était corse.

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Si je compte bien, sur ces quatre femmes "légales", trois étaient européennes. Il était le chouchou de son père qui avait par ailleurs deux autres fils qui ne valaient pas mieux.

On va très vite le voir. A 16 ans, Abdelaziz succéda donc à son père. Moulay Ahmed, fils de Moulay Ismail fut déposé six fois! Comme on le voit, les Alaouites ont fait faire un spectaculaire bond en arrière à leur royaume. La différence entre la situation de Mohamed VI d'aujourd'hui et celle de Moulay Abdelaziz , est que, maintenant, nos "Ba Ahmed" ne sont, eux-mêmes en fait, que de simples marionnettes entre les mains du pouvoir juif et d' Israël qui visent à mettre à genou et à dominer notre pays et la nation islamique toute entière.

Une vraie occupation et un sultan fantoche. En fait, le colonialisme français s'accommodait évidemment fort bien du fantoche Sultan alaouite de Fez qui allait lui laisser les mains libres. Un Comité du Maroc , présidé par le député d'Oran Eugène Etienne, ministre, de temps à autre, et théoricien de l'administration coloniale directe et néanmoins futur protecteur de Lyautey, s'était créé une nouvelle succursale du comité de l'Afrique Française.

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Le comité envoyait des missions d'étude au Maroc pour faire le tour du "futur" propriétaire! Ces spécialistes "scientifiques" "désintéressés" d'aujourd'hui seront les conseillers du protectorat de demain.

Ségonsac, Gentil, Doutté et les autres étudiaient les tribus marocaines pour mieux savoir les utiliser et les neutraliser. On étudiait le réseau hydrographique, on recensait les ponts, les gués, informations toutes très nécessaires à un corps expéditionnaire… La "République" française a besoin de savants! Action à double tranchant qui échappait totalement à Moulay Abdelaziz qui ne s'intéressait qu'à éterniser son pouvoir personnel!

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Les dits conseillers militaires étaient là surtout pour renseigner leurs gouvernements respectifs français, anglais et même italiens sur l'évolution de la politique du makhzen alaouite et l'état des forces du sultan alaouite.

Cet embryon d'"armée moderne" qu'Abdelaziz acceptait de façon humiliante n'était pas de toute évidence destiné à préserver l'intégrité des frontières du Maroc, mais à assurer le maintien de la "sécurité" et de l'"ordre intérieur", afin de permettre une perception normale des impôts et des douanes , dont la majeure partie, voire la totalité revenait à ceux qui avaient prêté au sultan alaouite de quoi s'acheter de nouvelles pour se protéger du peuple marocain.

Ce type d' armée-police était, au demeurant, absolument dans le droit fil de la tradition alaouite qui, refusée par le pays, a toujours dû se battre contre lui pour se maintenir sur le trône.

Ce n'était pas pour choquer les dignitaires du maghzen alaouite qui, faute de rafler les impôts, spéculaient honteusement sur les céréales. On n'imposait pas cette situation au sultan, ce sont ses ancêtres qui l'avait imposée depuis deux siècles et demi: au pays. L'uniforme changeait, le système répressif demeurait. Pouvoir de plus en plus affaibli et incapable de remplir sa mission, mais identique à lui-même depuis des siècles. Seulement cette fois le pouvoir était tombé si bas que les Puissances - dont les intérêts se confondaient avec ceux du Palais - devaient intervenir ouvertement pour maintenir un système qui asservissait le peuple marocain, et tenter de prévenir toute révolte de sa part.

Ces précautions ne suffiront pas à endormir la conscience nationale spontanée des Marocains. Ils se révolteront. Et à chaque fois le Palais et les envahisseurs étrangers se retrouveront unis pour mâter les résistances populaires. Ce sera toute l'histoire de la première moitié du vingtième siècle. Mais déjà en , les camps sont nettement définis. D'un côté, le Maroc vrai, le Maroc profond que la monarchie empêche de se relever. De l'autre, cette monarchie exsangue qui, pour maintenir son parasitaire existence tyrannique, ne peut trouver comme alliées que la future puissance occupante et ses rivales colonialistes qui la surveillent plus ou moins lucidement.

La trahison des Alaouites est totale. La monarchie alaouite est l'alliée, et donc la dupe, de l'impérialisme coloniale mercantile et industriel, fondé sur le modèle anglais, alors en pleine expansion, et qui ne connaît que des succès grâce à l'absence d'opposition suffisante qui peut faire le poids.

C'est un marché honteux - entre les alaouites et les envahisseurs étrangers. Et tout marché implique une rémunération. Le sultan s'est acheté un gendarme. Comme il ne peut pas le payer, il laisse tout un peuple en gage ou en otage. C'est à ce prix qu'il pense garder son pouvoir. Les intérêts vont courir: il s'en moque. Il est insolvable. Les puissances occidentales ont fait indubitablement une affaire: il est beaucoup plus efficace de garder le sultan sur son trône que de conserver un rituel.

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Ils agiront plus efficacement derrière cette fiction. Le sultan alaouite va collaborer sans réserve avec les puissances occupantes. Alibi, paravent, il va empêcher longtemps le peuple de résister. Le couvercle va sauter, bien qu'il soit cramponné dessus. Il ne faisait pas le poids! Et elle est double. Trahison active en acceptant — avec des minauderies de vieille coquette, pour la galerie - que soit institutionnalisée la présence étrangère qui conforte le sultan sur le trône, son unique souci.

Les intérêts supérieurs de la nation, les Alaouites n'ont jamais su ce u'ils sont! Trahison passive qui durera jusqu'aux derniers soulèvements populaires des années , en ne centralisant pas les innombrables mouvements de résistance qui vont se développer dans tout le pays, et en aidant au maximum son gendarme français à les réprimer.

Les lois des occupants signés par le sultan! Protégé par la France, il bazarde son armée! Le flic est français, mais le mandat d'arrêt est signé par le sultan! Et par personne d'autre. On l'a trop souvent oublié après l'"indépendance". C'est la logique même d'un pouvoir détesté qui aura toujours segmenté l'unité nationale. Pour faire reculer un peu le spectre hideux de la banqueroute Abdelaziz brade, et c'est un symbole, les seules forces modernes et efficaces qui sont à sa disposition.

Le sultan "fourgue" son seul navire de guerre opérationnel, le beau "Bachir". Petit croiseur tout neuf, il a été livré, six ans plus tôt, en Abdelaziz le bazarde, curieusement, à la Colombie. Le marchandage a eu lieu entre minuit et deux heures du matin dans un bistrot derrière l'Opéra de Paris.

De la haute politique! De quoi s'acheter quelques jouets pour le sultan: quelques trains électriques ou appareils photos de plus! Puis les vieux "Hassani" qui avaient été longtemps la gloire de son père Hassan Ier et qui était un navire garde-manger: il permettait à ses troupes de ne pas mourir de faim quand elles partaient en opérations contre leur propre peuple et dans leur propre pays et jamais pour défendre la patrie!

Le "Hassani" était un cargo britannique qu'Hassan Ier avait acheté aux Anglais en au temps où ils dominaient à la cour de Fez; 1. La perle de la flotte - Abdelaziz n'avait plus besoin de garde-manger pour ses soldats: l'intendance française prenait le relais. A la vérité, le "Bachir" n'avait jamais beaucoup navigué. Il avait surtout un rôle décoratif, qu'on aurait bien voulu être un rôle d'épouvantail, dans la rade de Tanger, face aux légations étrangères qu'il était supposé impressionner!

S'en débarrasser était un geste dérisoire et tristement symbolique. Plus d'armée, plus de flotte même embryonnaire, le pays était à la merci du premier hold-up. Abdelaziz n'osait même plus sortir du palais, ni être protégé par sa garde commandée par des étrangers, comme aux beaux jours de son aïeul Moulay Ismaïl.

C'est dans ce vide politique total que des "prétendants" au trône se mirent à pulluler. Leurs succès renouvelés montrent à quel point le peuple marocain était désemparé et le pouvoir vacant. On en présentera trois. Deux très connus: Bou Hamara et El Hiba. Selon la tradition alaouite, tous les fils du sultan mort ont les mêmes droits à la succession. La règle de primogéniture ne sera instaurée - pour la première fois en droit - que par Mohamed V sur proposition de Mehdi Ben Barka, alors président du conseil consultatif sur le modèle des monarchies occidentales, au bénéfice d'Hassan II.

La profonde imbécillité du système monarchique. Ainsi les douze fils de Hassan Ier avaient-ils les mêmes droits. Les paysans de Taza qui soutenaient les droits du supposé Sidi Mohammed, n'avaient rien de hors-la-loi. Toute cette farce est sinistre, car c'est le peuple qui en fait les frais, mais il faut le dire.

«Moulay Ismaïl : le Roi soleil des Mille et Une nuits» diffusé sur France 2 le 20 juillet

Dans tous les cas, on l'amuse pour mieux le dominer. Il était fin prêt à prendre le pouvoir que n'avait jamais détenu Abdelaziz: d'autant plus qu'il - comme Mohamed VI d'aujourd'hui - n'avait pas d'idées politiques.

S'il avait été le vrai Sidi Mohammed il n'aurait fait que maintenir le système. C'était tout simplement un escroc particulièrement culotté et bourré de talents. Très largement suffisant pour menacer une monarchie aussi caricaturale que lui. C'est ce que ne pouvaient accepter les Puissances étrangères qui surveillaient le gâteau marocain: il fallait absolument que l'Alaouite d'alors restât sur le trône pour u'elles puissent passer à table.

On n'eût pu en inventer un de plus complaisant. On y veillera. On va le voir. Manque de maturité politique des marocains!

Ses troupes augmentaient en s'approchant de Fez. Les tribus de la montagne se soulevaient en masse pour renverser un sultan et le remplacer par un autre, inexcusable manque de maturité du peuple marocain qui s'est d'ailleurs répété, quarante ans plus tard, avec l'accueil stupide réservé au cheval de Troie du néocolonialisme Mohamed V. Complètement paniqué, Abdelaziz réunit ce qui lui restait de troupes, donna le commandement en chef à un oncle, le "chérif" Abdesselam Alamrani.

De toutes façons il n'y avait pas foule pour briguer le poste. Le 22 décembre , les troupes alaouites subirent, comme d'habitude, une défaite totale. Les paysans marocains savaient contre qui ils se battaient, même s'ils se trompaient et ne savaient pas pour qui! Les vagues de mercenaires étrangers d'Abdelaziz étaient en fait démobilisés avant même de monter au combat. Ce qui leur coûta très cher. Ils eurent des centaines de tués et de blessés: les gens de la montagne avaient très vite appris à se servir des fusils modernes à tirs rapides.

L'armée du sultan perdait ses tentes, ses munitions, et douze canons qui n' avaient pas eu le temps de tirer. Les fuyards se jetèrent éperdument dans Fèz, y semant une panique contagieuse qui déboussola complètement la ville. L'horrible peur avait tout de même causé un miracle; elle avait donné une idée à Abdelaziz. Les plus dures restèrent auprès de lui, puisqu'il les menait toujours à l'assaut du trône.

De toute évidence, les Puissances occupantes tenaient à ce qu'Abdelaziz reste en place. Un faux sultan reçu pour vrai n'arrangeant point leurs affaires.

Mais elles ne pouvaient pas intervenir directement, car il fallait protéger l'amour-propre du sultan protégé et surtout celui de l'Allemagne, très sourcilleuse sur ce point de la préservation de l'indépendance du Maroc.

Il fallait donc à tout prix donner la fausse impression de "marocaniser" le conflit, mais aussi le faire cesser au plus vite. En effet, le Protectorat que l'on concoctait n'était internationalement possible que si le sultan "légitime" régnait à Fez: la France et l'Espagne n'avaient pas internationalement le droit d'intervenir militairement. Et, aujourd'hui, il est curieux de voir dans les livres officiels de l'Histoire du Maroc à usage des lycées et des collèges que ce sultan, après tout choisi par une province et non pas par un quelconque Ba Ahmed comme Abdelaziz, ne figure pas dans les listes officielles des souverains, bien qu'il soit resté au pouvoir plus longtemps finalement que bien des souverains alaouites!

Les Puissances occidentales commençaient à trouver la chose un peu saumâtre. Leurs ministres étaient bloqués dans Tanger, le secteur oriental était indépendant et risquait de donner un fâcheux exemple aux Algériens étroitement quadrillés par des troupes françaises de plus en plus mal à l'aise.

Il suffisait d'un petit fonctionnaire arriviste et rancunier pour mettre tout un édifice en péril. La leçon ne sera pas perdue. Le ridicule le disputait au tragique pour Abdelaziz et ses partisans occidentaux. Son ministre échappé de justesse de Taza vint le rejoindre. Tous les soldats s'étaient débandés. Personne ne voulait mourir pour un tel sultan!

Abdelaziz et son ministre, entouré d'une demi douzaine de cavaliers parvinrent tout juste à regagner Fèz et à s'enfermer derrière ses murailles. C'aurait été le Waterloo de la dynastie si l'armée française n'était pas intervenue pour sauver la face.

Elle le fit avec un maximum de "discrétion" à cause de ses "associés", mais elle sauva le sultan. Paria dans son propre royaume, le petit sultan de Fèz fut sauvé in extremis par les canons français. Les choses avaient au moins le mérite d'être claires. Le sultan du Maroc s'est maintenu grâce aux caissons de l'artillerie française.

Mais c'est son frère et successeur qui en profitera de la plus horrible façon. Le nouveau protégé des occupants, Hafid, perdait la face, et c'était mauvais pour elle: le sultan humilié pourrait avoir des velléités de changer de "protecteur": il y avait des candidats! Alors la France fit donner la mission militaire en poste à Fèz. Après tout, elle était là pour ça. Le Palais en faillite trouva subitement de l'argent pour payer une petite colonne, encadrée par des officiers français engagés pour mettre fin au règne de l'"usurpateur".

C'était, sans le nom, une opération de type goum: on utilisait des Marocains commandés par des Français pour tuer d'autres Marocains révoltés contre le pouvoir du sultan. On lançait une partie du peuple contre l'autre, style alaouite rectifié protectorat. La colonne avait une arme secrète: une batterie d'artillerie toute neuve, ultra moderne, servie uniquement par des sous-officiers français évidemment peu accessibles aux raisons qui faisaient se soulever toute une province.

Pas pour les artilleurs français au service de "Sa Majesté": on écrasa le monument sous les obus. Le 20 août , il faisait son entrée dans Fèz, dans une cage de fer où on l'avait enfermé après sa reddition, alors que huit ans plus tôt il aurait pu y entrer en triomphateur. Les bourgeois de la ville à qui il avait fichu une trouille si durable s'en vengèrent en l'insultant bassement. Le sultan fit bastonner tous les prisonniers, en tria personnellement trente qu'il fit atrocement torturer devant lui.

Au Palais des alaouites, la vengeance est un plat qui se mange chaud!

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D'un coup de hache le bourreau de Moulay Hafid leur coupa le pied droit et la main gauche, ou le pied gauche et la main droite, "amputation diagonale", selon une spécialité de la coutume alaouite. Puis on plongea les moignons sanguinolents dans du goudron bouillant pour arrêter l'hémorragie. Il y eut deux ou trois survivants. Quant à Bou H'mara, il fut jeté en prison. Mais le sultan ne dormait plus: il vivait dans la terreur d'une évasion et dans la crainte que les consuls étrangers ne lui demandent la grâce du rebelle, l'exécution des révoltés ayant fait la plus mauvaise impression dans la presse occidentale.

Le protégé des grandes puissances avait une allure sinistre, ce n'était pas bon pour la haute politique. En passant devant la ménagerie Soussi jeta le corps dans la cage aux lions. Il fila ensuite à Dar Debbagh où le sultan passait l'été plus au frais. Le souverain contempla la tête où jouaient déjà les mouches et ordonna de l'enfouir dans le jardin de sa villa. Elle ne risquait pas de devenir une relique. Il tenta d'y mettre le feu, échoua à moitié et enterra le corps à demi carbonisé dans un coin de l'Agdal.

La résistance islamique de Casablanca. L'ermite Bou Nouala. D ans la région de Casablanca, la résistance populaire aux envahisseurs venus "rétablir l'ordre" dans la Chaouia au nom du nouveau sultan Moulay Hafid qui a chassé son frère Abdulaziz continuait. Dans un douar de Oulad Saïd, province de Casablanca, vivait un ermite nommé Mohammed Ben Abdellah , mais que tout le monde connaissait sous le nom de Bou Nouala , l'homme à la "paillote".

Bou Nouala était inspiré de Dieu et on venait le voir de loin pour demander un conseil, recevoir sa bénédiction. Bou Nouala avait toujours vécu dans le dénuement absolu, et personne n'avait jamais vu son visage: il recevait toujours ses visiteurs la face voilée.

On disait qu'il n'avait pas mangé depuis son adolescence. Un saint visiblement de Dieu. Le Maroc politique était alors divisé entre partisans d'Abdelaziz et de Moulay Hafid. A Fèz et à Marrakech, c'était la guerre des Palais. Pendant ce temps les "roumis", les "iroumeine" envahissaient le Maroc. On appelait le sultan, en berbère: "aglide iéromein" c. Et le général d' Amade , débarqué avec Il n'y avait plus de sultan puisqu'il y en avait deux, et demain trois ou quatre, et que de toutes façons ils étaient les amis alliés des occupants.

Dans ce grand désordre au sein des supposées "élites" politiques, le peuple se tournait vers un juste. Pour lutter contre la décadence et la pourriture il fallait un homme de bien. Ainsi raisonnaient les tribus de la Chaouia traquées par les mitrailleuses des envahisseurs, abandonnées par un sultan traître et fantoche.

En quelques semaines, il regroupa hommes, cinq fois plus que n'en pouvaient réunir le sultan de Fèz ou celui de Marrakech. Et tout ça - sans argent, sans moyen - par la seule force de la juste cause qu'il défendait. Pour mieux se faire entendre, il s'était installé dans une grande tente offerte par un de ses adeptes; on affluait en masse pour l'écouter.

Bou Nouala leur disait que le Tout-puissant l'avait choisi pour sauver le peuple et désarmer les infidèles. Comment ne pas le croire. Comment croire que Dieu puisse avoir abandonné ses fidèles: il fallait bien que le Miséricordieux suscite quelqu'un pour remplacer ce sultan qui ne bougeait pas de son palais bien qu'il soit "émir des croyants" et défenseur de la Foi. Le sultan s'était disqualifié en ne faisant rien.

Bou Nouala les mènerait au combat. Évidemment la déception fut aussi atroce que l'espoir avait été grand. Bou Nouala ne savait rien des Français, car le sultan maintenait le peuple dans l'ignorance totale.

Bou Nouala pensait que sa baraka changerait les obus de ses ennemis en eau et que leurs balles n'atteindraient pas les poitrines des combattants de la Foi. Le 15 mars , dans l'après-midi doré de la Chaouia, les obus de 75 du général d'Amade firent un carnage du peuple en armes.

Les hommes qui se levaient contre le sultan traître et l'envahisseur ne savaient pas encore qu'il ne fallait pas affronter l'artillerie au grand galop, et que le courage et le bon droit ne suffisaient pas à donner la victoire. On n'affronte pas une armée régulière de professionnels en rase campagne, on l'attire sur des terrains infranchissables.

Abd-el-Krim le fera magnifiquement. Mais il est trop tôt pour le dire: ces années noires sont celles d'une monarchie couchée et dans le lit de nos ennemis. Il n'y a que le peuple pour relever la tête, avec une folle imprudence à la mesure de son désespoir. Le traître hypocrite Hafid avec ses protecteurs. L'occupation de Casablanca par le corps expéditionnaire français allait permettre à Moulay Hafid de prendre la place de son frère Abdelaziz.

Hafid qui était le lieutenant de son frère à Marrakech, suivant l'habitude alaouite: on case ses frères comme "khalifa" "gouverneur, adjoint du sultan dans une région un peu partout pour les éloigner de Fez et des tentations du pouvoir auquel, encore une fois, ils avaient autant "droit" que le sultan régnant. Le résultat était toujours désastreux depuis Moulay Ismaïl, inventeur du système, car les frères éloignés devenaient en fait totalement indépendants, se fabriquaient une petite armée de mécontents.

Il y en avait dans tout le Maroc, et des notables locaux ambitieux qui espéraient faire une carrière juteuse dans le maghzen alaouite de Fèz. C'est très exactement ce que va faire Moulay Hafid e cheval de Troie des envahisseurs étrangers. Tout le sud du pays était soulevé contre Abdelaziz parce qu'il avait livré le pays aux étrangers.

Hafid joua hypocritement sur ce sentiment national en voie d'élaboration, se fit le champion de l'indépendance. Les Français à la mer, Abdelaziz à la porte: les tribus se levaient en masse pour l'aider à réaliser ce projet. C'était encore une fois un manque de maturité politique évident de la part de simples paysans: Abdelaziz ou Hafid, c'était blanc bonnet et bonnet blanc.

Mais les résistants n'avaient pour le moment pas le choix. Le plus urgent était de balayer Abdelaziz l'incapable et le traître. Pour y parvenir, Hafid avait un puissant féodal dans sa poche, Madani El Glaoui , personnage sans scrupule.

Il dominait ses amis et ses ennemis. Il avait profité du foutoir des premières années du règne d'Abdelaziz pour étendre son petit domaine familial. C'est Hassan Ier père des deux sultans qui se disputaient le trône en ce moment qui lui avaient mis le pied à l'étrier. Depuis, Madani avait pris le grand galop. Et pour cause, Moulay Ismaïl demeure le plus légendaire souverain de l'histoire du Maroc.

Mais qui était vraiment Moulay Ismaïl? Secrets d'histoire apporte une lumière sur le destin d'un personnage hors norme.

ISMAIL MOULAY SECRETS TÉLÉCHARGER DHISTOIRE

Dans un nouveau numéro inédit du programme télé français Secrets d'histoire , Stéphane Bern nous emmène à la découverte de celui qui a façonné le royaume chérifien tel qu'on le connaît aujourd'hui. Animé d'une grande foi, Moulay Ismaïl n'eut de cesse d'unifier son pays, alors fragmenté en plusieurs tribus, jetant les bases du Maroc moderne. Alors qu'en France le Roi-Soleil régnait sans partage à Versailles. De Fès à Meknès, en passant par Marrakech et Rabat, l'émission ouvre les portes des palais du sultan pour mieux faire connaître une vie de cour pas de tout repos.

Comment Moulay Ismaïl organise-t-il son quotidien dans ses palais somptueux, où le marbre, le bois précieux et le zellige participent à la grandeur de son statut de sultan? Quelles sont les légendes qui entourent son harem? Son émission célèbre ses dix ans tout cet été. Pour cet amoureux du Maroc, qui s'y rend régulièrement depuis vingt-cinq ans, il était temps de raconter l'épopée de ce sultan qui porta le Maroc sur le devant de la scène.